Le livre présenté par Philippe, « La grande épreuve » d’Etienne de Montety paru le 26 mai 2022 aux éditions Folio.
304 pages
Résumé (4ᵉ de couverture) :
La grande épreuve est un roman d’Étienne de Montety, rédacteur en chef du Figaro littéraire. Il a reçu en 2020 le grand prix de l’Académie française.
Dans une ville de la province française, la tragédie attire comme un aimant cinq destins qui auraient pu ne jamais se croiser.
Vétéran de la guerre d’Algérie, le père Georges s’arc-boute à sa foi au sein d’une Église qui s’étiole. La belle Agnès, elle, a choisi d’entrer dans les ordres, au grand dam de ses parents. Flic à la BRI, Frédéric est résolu à l’action et au silence pour préserver sa vie privée. David, adopté dans son enfance par un couple sans histoire, s’interroge sur ses origines. Quant au jeune Hicham, le goût du risque et de la frime finit par le conduire en prison.
Des remarques blessantes, de mauvaises rencontres. Une emprise croissante de l’islamisme et une colère de plus en plus radicale. Et tout se précipite.
Son avis :
Ce livre explore en parallèle le destin des cinq personnages ; chacun se trouvant confronté à des défis personnels et sociauxet plus important, en quête du sens à donner à sa vie. Ils finissent par se retrouver pour un final qui nous rappelle des évènements récents.
Le livre aborde les thèmes actuels comme évolution de la foi chrétienne, notamment la crise des vocations, la désaffection des églises et la montée de l’islamisme radical.
L’écriture est simple, actuelle et néanmoins érudite. Il ne faut pas lâcher trop longtemps le récit dans la première partie du livre qui met en scène les cinq personnages dans leur contexte familial et professionnel respectif ; au risque de revenir en arrière pour se remémorer l’essentiel.
Sa note : 4/5
Extraits :
« BRI, Brigade de recherche et d’intervention. C’est à l’école que Frédéric a découvert l’existence de cette unité. Ses condisciples prononcent son nom d’un air entendu. « Ce sont des cow-boys », disent les uns. « Des seigneurs », rétorquent les autres. Frédéric a appris que sa figure légendaire, le commissaire Robert Broussard, était né non loin de chez lui. Il s’était pris de passion pour sa carrière. Il a lu ses mémoires, retrouvant quelques faits divers qui l’avaient fasciné. L’enlèvement du baron Empain, la prise d’otages à l’ambassade d’Irak à Paris par des militants palestiniens qui s’est achevée par la mort d’un inspecteur ; et bien sûr, sommet de la carrière et du prestige de Broussard, l’élimination de Jacques Mesrine, l’ennemi public numéro 1. Il a retrouvé l’histoire romanesque du truand et du grand flic, que la presse, avant la littérature et le cinéma, avait mise en scène, chantée et glorifiée. Mesrine repéré dans une chambre de bonne, cerné par la police, accueille Broussard avec du champagne et un cigare ; la scène faisait un chapitre entier du livre…
C’est peut-être pour vivre ça que Frédéric ambitionnait d’intégrer les rangs de la BRI. »
« Il n’aurait jamais imaginé qu’au pays de Voltaire et Clemenceau, qu’une religion puisse un jour édicter haut et fort des préceptes, et surtout imposer des comportements, un habillement. Pis, il n’aurait jamais pensé que le pays, tétanisé, s’y plierait. Au nom de la liberté, paradoxalement ; de la démocratie et tout le toutim. »
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