La trilogie de Jón Kalman Stefánsson

Les livres présentés par Chantal lors de notre apéritif virtuel du 6 avril, La trilogie de Jón Kalman Stefánsson

En ces temps de confinement, je fais comme tous j’ai du mal à me concentrer sur une lecture.

Après tâtonnement, et quelques abandons, j’ai opté pour une trilogie de plus de 1100 pages, donc un travail de longue haleine.

Mon choix a été celui d’une écriture celle de Jón Kalman Stefánsson, en effet celui-ci ne nous raconte rien d’autre que la vie mais avec une poésie que j’ai rarement rencontré. C’est sa patte, sa signature ce regard qui met de la poésie en toute chose.

Cette trilogie amène le lecteur « à vivre » en Islande à la fin du XIX ème siècle, il suit le destin du gamin. Jeune homme qui se retrouve presque par hasard embarqué pour une pêche à la baleine.

C’est une petite main souvent sollicitée et ignorée. Seul son ami Barour lui donne l’étincelle car ils ont un secret, eux seuls aiment les mots, ils lisent et ont la tête pleine de mots et d’images, qui les détournent du quotidien rude.

Mais Barour meurt d’avoir oublié sa vareuse car il était occupé à lire en se mettant en route pour rejoindre les autres marins. Une fois de plus le gamin se retrouve seul, il a déjà perdu son père, sa sœur et sa mère…

Son ami disparu, il se donne pour mission de rapporter le livre tueur au capitaine aveugle qui l’avait prêté. C’est un long chemin dans la neige, mais il y arrive, épuisé il doit se refaire une santé, Helga le prend sous son aile.

Le postier Hens arrive peut après totalement congelé sur sa monture. Après un repos bien mérité il devra non seulement reprendre la route mais rattraper son retard, tous sont d’avis que pour cela il devra traverser un partie du trajet en barque, mais Hens n’a pas le pied marin et ne peut y aller seul.

C’est donc le gamin qui l’accompagnera. Il y aura la traversée entre un homme rude et un gamin la tête dans les étoiles, la cohabitation dans la traversée du blizzard et les rencontres.

Car si la misère règne, le partage, la solidarité ne sont pas un vain mot. Ce tandem, l’un d’âge mûr qui ne croit que ce qu’il voit, le jeune en passe de devenir un homme qui lui a des mots et qui croit à l’invisible va traverser de multiples péripéties.

Bien sûr vous me direz que cela n’est pas très joyeux en ces temps de confinement, mais personnellement j’aime ces livres qui incarnent la vie dans toute sa splendeur. Toutes les nuances y sont, les interrogations d’une initiation, de la nature omniprésente qui force au respect, peut-on traverser la vie sans apprendre, de quoi est fait l’expérience ?

Cela interroge sur les liens que nous avons oubliés dans cette vie moderne emplie de consommation et de futilité. L’écrite et d’une telle beauté qu’elle force l’attention, la lectrice que je suis la déguste comme un met de choix pour mieux en apprécier les multiples saveurs.

Sa note5/5

Sur mon blog ou babelio sont les chroniques des tomes 1 et 2.

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