La mythomane du Bataclan

Le livre présenté par Jeanne, « la mythomane du Bataclan » d’Alexandre Kauffmann, paru le 6 mai 2021 aux éditions de la Goutte d’Or.

Résumé :
« Hello, je suis une « impliquée ». Greg, mon meilleur ami, mon pilier, est toujours hospitalisé. C’est dur, très dur…  » : le 8 décembre 2015, Flo Cherry rejoint le groupe Facebook de l’association des victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Elle se présente comme une styliste ayant travaillé dans l’événementiel, passionnée de rock et de tatouages. Bénévole infatigable, Flo Cherry devient vite un membre incontournable de l’association et finit par y décrocher un CDD.

Sauf qu’un jour, un contrat falsifié fait tiquer la présidente de l’association. Ca, et le fait que personne n’a jamais réussi à rencontrer le fameux Greg, ami de Flo blessé au Bataclan.

Se pourrait-il que Flo Cherry ait tout inventé ?

Son avis :
Lui même fils d’une victime du terrorisme puisque son père a été détenu plusieurs années au Liban avant d’être libéré, Alexandre Kauffman a été plus qu’un autre sensible à l’escroquerie énorme montée par une certaine Flo Kitty qui s’est rapprochée d’une association de victimes du Bataclan, « Life for Paris » soi-disant pour les aider.

Elle s’est vite rendue indispensable, mais personne n’a jamais rencontré l’ami blessé lors de cette tragédie.

Ami imaginaire, ou plutôt une ancienne relation de jeunesse qui a tout fait pour s’éloigner d’elle tant ses mensonges lui ont porté tort.

En fait Flo Kity a réussi, pendant deux ans à tromper des gens fragilisés mentalement et physiquement qui n’ont pas imaginé un instant qu’elle était mythomane et qu’elle avait été déjà condamnée en justice pour vol, détournement d’identité, chantage etc.

Comme disait justement Christine Villemin , la mère de l’enfant assassiné dans les Vosges,  » le malheur attire les gens et les fascine. ».

Là, sous prétexte d’aide et de bénévolat, il s’agissait surtout de se faire reconnaître comme une victime et obtenir de l’argent de l’Etat.

Le livre saisissant et glaçant aurait pu aussi s’appeler « La Sangsue du Bataclan ».

Il démonte les mécanismes de cet abus de confiance.

Sa note : 4/5

Le début du livre 

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