Didier Daeninckx

Présentation des auteurs

Aujourd’hui Didier Daeninckx 
Trophées 813 du Meilleur roman 1984
Grand prix de littérature policière 1985
Prix Mystère de la critique 1987
Prix Eugène Dabit du roman populiste 1990
Prix Goncourt de la nouvelle 2012

Didier Daeninckx, né le 27 avril 1949 à Saint-Denis (Seine), est un écrivain français, auteur de romans policiers, de nouvelles et d’essais.
Il oriente son œuvre vers une critique sociale et politique au travers de laquelle il aborde certains dossiers du moment (la politique des charters, le négationnisme, etc.) et d’autres d’un passé parfois oublié (le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961).

Écrivain qui place au cœur de ses fictions la thématique sociale et l’enquête historique. Il écrit en 1977 un premier roman, Mort au premier tour, où l’on voit apparaître le personnage névrosé de l’inspecteur Cardinal. Il est publié en 1982 par les Éditions du Masque. Le second, Meurtres pour mémoire (1984) qui, bien avant le procès Papon, plaçant doublement sous les feux de la rampe la dérive sanglante de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 et la collaboration en 1940, cet ouvrage publié dans la Série noire lui ouvre les portes de la notoriété.

Suivent la même année le Géant inachevé, toujours avec Cadin, dans lequel il s’attaque à la corruption du milieu politique, et Le der des der, dédié à son grand-père anarchiste et déserteur en 1917, où il dénonce la pratique du fusillé pour l’exemple. Dans Lumière noire (1987), où Cadin apparaît peu, il prend pour cible la politique de reconduction par charters des Maliens expulsés hors des frontières.
Au travers de ses nouvelles (En marge, Zapping), il trace une chronique douce-amère du monde contemporain, « un regard de localier » plus habitué des événements qui ne font pas la une des journaux, mais remplissent les colonnes de faits divers, quand ils ne passent pas complètement inaperçus (Yvonne, la madone de la Plaine).
Avec Le Chat de Tigali (1988), il publie son premier livre pour la jeunesse, une histoire dénonçant le racisme.

Dans La mort n’oublie personne (1988), considéré comme son ouvrage le plus abouti, il s’éloigne du roman policier et raconte l’histoire tragique d’un jeune résistant condamné pour meurtre après la guerre. En 1990, Cadin est à bout de souffle et il se suicide dans Le Facteur fatal qui retrace le parcours de l’inspecteur de Strasbourg en 1977 à Aubervilliers en 1989 jusqu’au moment de la chute du mur de Berlin en 1989.

Le prix Paul Féval de littérature populaire lui est attribué en 1994 pour l’ensemble de son œuvre. Ses romans sont aujourd’hui traduits dans une vingtaine de langues.
Avec Cannibale (1998), il réveille le souvenir des « zoos humains » de la IIIe République, en racontant l’histoire des Kanaks exposés comme des animaux dans un zoo lors de l’exposition coloniale de 1931. Il dit s’être intéressé à la Nouvelle-Calédonie à la mort du dirigeant indépendantiste Éloi Machoro. Il revient sur ce thème avec Le Retour d’Ataï (2002) qui évoque la revendication du peuple kanak de voir revenir au pays la tête du grand chef Ataï.

Romans
1982 : Mort au premier tour, réédition, Paris, Gallimard, coll. Folio policier
1983 : Meurtres pour mémoire, réédition, Paris, Gallimard, coll. Folio policier Grand prix de littérature policière 1985 ; Prix Paul Vaillant Couturier 1984
1984 : Le Géant inachevé, réédition, Paris, Gallimard, coll. « Folio policier » no 71, 1999 : Trophée 813 du Meilleur roman 1984 ; Prix du Roman noir 1985
1990 : Le Facteur fatal, réédition, Paris, Gallimard, coll. Folio policier no 85, 1999
Prix Eugène Dabit du roman populiste 1990
2010 : Mémoire noire : les enquêtes de l’inspecteur Cadin, (intégrale des romans de la série), Paris, Gallimard, coll. Folio policier
1996 : Nazis dans le métro, réédition revue par l’auteur, Paris, Gallimard, coll. Folio policier
2000 : Éthique en toc, Paris réédition, Paris, Gallimard, coll. Folio policier
2003 : La Route du Rom, réédition, Paris, Gallimard, coll. « Folio policier » 
2003 : Je tue il, Paris, Gallimard, coll. « Série noire »
2004 : Le Crime de Sainte-Adresse, Rennes, éditions Terre de brume, coll. « Granit noir »
2006 : Itinéraire d’un salaud ordinaire, Paris, Gallimard
2006 : On achève bien les disc-jockeys, Paris, éditions de la Branche coll. « Suite noire »
2008 : Camarades de classe, Paris, Gallimard, coll. « Blanche »
2009 : Missak, Paris, Éditions Perrin, réédition, Paris, Gallimard, coll. Folio
Adaptation Bande dessinée : Missak, l’enfant de l’Affiche rouge, dessins de Laurent Corvaisier, conception graphique par Alain Serres, Voisins-le-Bretonneux, éditions Rue du monde, 2009 – Prix de la Presse des jeunes du Salon du livre et de la presse jeunesse et du Syndicat de la presse des jeunes, Salon du livre et de la presse de jeunesse de Montreuil, 2009
2010 : Galadio, Paris, Gallimard
2012 : Le Banquet des affamés, Paris, Gallimard
2013 : Têtes de Maures, Paris, l’Archipel, réédition, Paris, Gallimard, coll. Folio policier Prix Polar du Parisien 2013
2015 : Caché dans la maison des fous, Paris,réédition Gallimard, coll. Folio 2017 Prix littéraire de Psychanalyse 2015 « L’Autre page ».

2018 : Artana ! Artana Paris, Editions Gallimard, coll. « Blanche »
Conférence table-ronde à 18 h à L Escale, Cap Ferret avec La Maison de la Presse du Cap-Ferret

1ère de couverture Artana ArtanaPour ceux qui ne peuvent pas venir au Cap-Ferret en partenariat avec La Machine à Lire Rencontre la veille à Bordeaux le mercredi 17 à 18h30

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