De sable et de neige

Le livre présenté par Marie-Hélène « De sable et de neige » de Chantal Thomas, paru le 7 janvier 2021 aux éditions Mercure De France.

Résumé :
D’un côté, le sable et de l’autre, la neige.

C’est avec ces deux couleurs et ces deux éléments que Chantal Thomas nous offre un bouleversant autoportrait, campé entre les plages de son enfance à Arcachon et au Cap ferret et la ville de Kyoto aujourd’hui, sous la neige d’un 31 décembre, ville mélancolique, ville magique.

En passant par les semaines à la campagne, avec Louisette, la fille des fermiers, dans la maison d’enfance de son père, Le Petit Palet, près de Saintes.

Les lieux, les temps et les dates se chevauchent, mêlant la joie, la liberté, la cocasserie et les jeux de l’enfance à la gravité et le mystère d’un père silencieux, mutique, qui mourra très jeune, à quarante-trois ans.

Les vagues de l’Océan rythment le récit. La Grande Dune, les excursions au Cap Ferret, le bateau, le petit train, les aiguilles de pin, les huîtres, l’ivresse des mots et du vin, l’amitié, les poupées, le ski, les parties de pêche avec le père, les promenades en bateau deviennent ici des « Mythologies ». Le calme d’un côté, la violence de l’autre. Toute une fresque pour dire la beauté des choses et la puissance de leur silence. Dans l’intimité d’une mémoire, écrite dans une langue faite d’élégance et de grâce pour exprimer des sensations les plus fugitives tout en faisant l’éloge du déplacement. De sable et de neige, ou l’art de vivre dans l’instant.

Les photos d’Allen Weiss en gros-plan couleurs accompagnent délicatement le voyage, ponctué également de photos d’enfance et d’estampes japonaises.

Son avis :
J’avoue que les livres de Chantal Thomas me laissent souvent sur ma faim, c’était le cas notamment avec East Village Blues, une sorte d’énumération de lieux, faits, expériences qui déçoit alors que New York est une ville inspirante.

Et puis son penchant à se prévaloir de sa culture est gênante, avec des énumérations d’auteurs ou de peintres, genre vous voyez je connais tout j’ai tout vu j’ai tout fait ( bon,c’est mon impression!)

Mais je dois reconnaître que ce livre, dont le récit au départ ne déroge pas à la règle, (à mon avis elle travaille avec wikipedia ), finit par séduire avec la description poétique du bassin d’Arcachon lieu de son enfance et de sa relation avec son père, disparu trop tôt. Il y a des phrases superbes et délicates dans la description des souvenirs intimes, au Cap Ferret, avec son père à la montagne et lorsqu’elle découvre le Japon.

Finalement on se laisse prendre par son récit jusqu’à la dernière ligne

Sa note : 4/5.

Début du roman

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