Vivre

Couverture du livre "Vivre"
Le livre présenté par Philippe, « Vivre, Le compte à rebours » de Boualem Sansal paru le 4 janvier 2024 aux éditions Gallimard
234 pages

Résumé :
Paolo fait partie des rares humains, « les Appelés », choisis par une puissance mystérieuse pour recevoir et diffuser un message simple et terrible : dans 780 jours, la présence des hommes sur la Terre prendra fin.

Une minorité d’élus sera alors sauvée et conduite en lieu sûr, sur une autre planète.

Les Appelés doivent profiter du délai imparti pour choisir les êtres dignes de confiance qui pourront participer, loin de la Terre, à la fondation d’une humanité nouvelle.

Mais comment faire pour écarter de la sélection les humains qui ont fait la preuve de leur nocivité : les puissants, les politiciens, les mafieux, les religieux de toutes obédiences ?

Paolo et les Appelés parviendront-ils à empêcher cette lie de l’humanité de monter, le jour venu, à bord de l’immense vaisseau spatial qui viendra chercher les élus ?

Son avis :
L’idée de départ est intéressante, il reste 780 jours à l’humanité pour s’organiser et sauver une partie de la planète, la meilleure bien sûr afin de refonder « terre neuve » sur de bonnes bases. L’auteur profite de ce décompte obsédant pour mettre en lumière tous les travers de nos sociétés. Tout y passe, morale, éducation, politique, religion, wokisme, complotisme, extrémismes en tout genre.

La plume de l’auteur est souvent virulente, cynique, drôle parfois. Le portrait qu’il donne de notre monde est affligeant et nos comportements vont nous conduire inévitablement à l’autodestruction, méritée.

Cette fin du monde due à une cause exogène est finalement ressentie comme une opportunité pour nous en sortir, enfin, les élus et les appelés.

Le verbe est riche, la narration foisonnante, parfois trop. L’auteur dispose d’un excellent vernis scientifique qui rend ce roman de science-fiction crédible et attrayant, avec un final inattendu et très créatif !

Extraits :
L’humanité est entrée dans un temps inversé dans lequel l’intelligence, les sciences et les arts se développent dans les mémoires vives des ordinateurs pendant que l’ignorance et la bêtise s’agitent pompeusement dans les cerveaux stériles des hommes.

Quand on peut tout, on ne rêve de rien.

On le sait depuis longtemps, le rêve n’a pas la même fonction dans toutes les cultures, aux US, il sert à gagner de l’argent, en France à en perdre.

Sa note : 3,5/5

Le début du livre 27 pages

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