Le livre présenté par Cat, « Une drôle de guerre. Avoir vingt ans en 1940 » de Patrick Tardif paru le 15 janvier 2025 aux éditions RIC
171 pages
Résumé :
L’histoire de mes parents pendant la Seconde Guerre mondiale est tellement extraordinaire que j’ai voulu écrire ce roman de leur vie pour que les souvenirs ne disparaissent pas dans les oubliettes de la mémoire.
« Une drôle de guerre » est une histoire qui retrace la vie d’un homme et d’une femme de vingt ans qui vont se retrouver ensemble dans le tourbillon et les souffrances de la Seconde Guerre mondiale, alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer.
On revit les belles années de 1936 au Havre, où Maurice n’a encore que 16 ans, avec l’insouciance de la jeunesse, jusqu’à ce que les bruits de bottes retentissent et qu’il soit mobilisé en juin 1940, pour partir à la guerre, alors qu’il vient d’avoir tout juste vingt ans. Il affrontera les pires conditions de prisonnier de guerre, car il refusera de travailler et de se soumettre au joug des nazis.
C’est alors qu’il fera la rencontre d’Édith, une jeune femme allemande de Katowice, qui a le même âge que lui, qui n’aime pas la guerre et qui n’aime pas les nazis. À force de tenter de s’évader et de commettre des actes de résistance, Maurice se fait reprendre par la Gestapo, et finira par être déporté dans le terrible camp de représailles de Rawa-Ruska, dans le triangle de la mort en Ukraine. Il va toutefois parvenir à en réchapper, et après trois évasions, se cachera chez Édith, qui le protègera au péril de sa vie. Elle soutiendra aussi les camarades de Maurice, résistants, prisonniers évadés, en les cachant dans sa cave.
Cette histoire est un passage d’une vie de turbulence et de souffrance avec des moments terrifiants qu’ils vont traverser pendant cinq ans de leur jeunesse.
Son avis :
Cette biographie est une plongée dans une période qui fût bien noire pour le peuple français, et qui en effet va se révéler être un cataclysme pour le jeune Maurice. Une histoire folle, d’évasion en évasion grâce à un courage sans pareil, le tout raconté sans fioritures ni pathos inutile…
On suit ses actes de résistance aux nazis avec une admiration certaine, chaque fois repris, il n’abandonnera jamais…
Quant au terrible camp de Rawa-Ruska l’auteur nous relate ce que les malheureux qui y étaient envoyés ont enduré.
En effet, il fallait écrire ce livre, un couple hors du commun, un exemple, un devoir de mémoire pour eux et également pour la ville du Havre et ses habitants.
Il est à noter que des photos et documents insérés au milieu du livre se révèlent particulièrement éclairants et donnent un sacré poids au récit.
À lire assurément, car il ne faut pas oublier.
Son avis : 4,5/5
Extrait :
« Quand on a vingt ans en 1940, on ne réalise pas le danger. La guerre, c’est quelque chose d’abstrait. Les gueules cassées de 14, Maurice en avait vu. L’horreur, il la savait, ça avait existé puisque son père en était rescapé… Et dans quel état ?
Mais, c’était du passé, ça ne se reproduirait plus…
Et puis quoi, on avait compris… Ça ne durerait pas longtemps, c’est sûr.
Belle jeunesse, de l’insouciance qui fait oublier la mort. La peur ? Connaît pas ; on est indestructible à vingt ans…
Mais prisonnier de guerre, privé de liberté au Kommando 735 A, dépendant du Stalag XIB, ça devient vraiment dur. De plus, les hivers 40 et 42 seront, dans les mémoires, des hivers les plus rudes et les plus froids du siècle… »
Partager c'est aimer !



