Odyssée Odessa

Le livre présenté par Jean-Philippe, Odyssée Odessa de Sergueï Dounovetz alias Chefdeville, paru le 3 mars 2012 aux éditions Le Dilettante.

Résumé :
Une plongée sans retour dans un aquarium peuplé de prédateurs et de gros poissons. Le milieu, avec ses codes et ses anciennes valeurs, mis à mal par de jeunes cramés sans foi ni loi, amoureux et prêts à tout pour toucher le Graal.

Rembobinez, vous êtes cernés !

Dounovetz Serge alias Chefdeville, un dur du cuir adonné à toutes formes d’aventures en roue libre : machiniste un jour, chauffeur de stars le surlendemain, dissident de la plume en résidence, coach à risque d’écrivain imbibé, et surtout, surtout, polardier dans l’âme. La résurrection bien attendue d’un de ses hauts faits de plume : Odyssée Odessa.

Signalons tout de suite que l’opus ne fait pas dans le light et le mi-cuit, qu’odyssée il y aura, mais qu’à Odessa on n’ira pas.

Polar servi dans sa graisse avec, un œil à l’affiche, Kléber truand madré et TV Killer chevronné, Eva, sa gueule, coiffeuse, Bérengère, aide shampouineuse « aux cuisses douces comme des pierres de talc », le beau Youri, ukrainien, et Hadji, comparse.

Barricade d’en face : le commissaire Mérou et Leprince, flic black, et un nain à face de pitbull. Au fil d’une intrigue trépidante comme une machine à pop-corn, bouteilles de s’aligner, dames de s’écarteler, mort de s’empiler.

La caïra des banlieues venant se joindre à la ronde, ainsi que quelques fronts bas de l’Algérie française. Une histoire sans foi ni loi, un concerto pour K7 vidéo bien gênante, dépassements de vitesse et défouraillage au quotidien, une course en sac où on la joue tête-bêche, poker menteur et la main sur le colt.

Bilan : un Dounovetz beau comme la rencontre impromptue sur un capot de R8 Gordini d’un sécateur et d’une main courante, d’un juke-box Wurlitzer et du Dies iræ. Bouclez ceinture, et roulez jeunesse !

Extrait :
« Kléber étala la viande sur la table et la coupa en morceaux, à l’aide de son Pradel.

Ce fut Tépaz, l’un des piranhas, qui, le mieux placé, attrapa le premier morceau de bœuf.

Son frère Arsène se ruait déjà pour lui bouffer la gueule. Dora, la murène des sables, doucement ondula jusqu’à la surface de l’eau…

Elle fixa Kléber de ses deux billes d’acier. Le TV Killer balança le reste de la viande, en vrac. Un gros bouillon se produisit. Youri, fasciné par spectacle, s’était approché : – C’est beau.

Kléber qui était un fameux bricoleur avait transformé le vieux Continental Edison en aquarium : – C’est mon émission préférée… »

Son avis :
Un polar très rythmé, qui aurait pu faire une belle adaptation au cinéma ! Des dialogues qui peuvent faire penser à Audiard , un petit côté tontons flingueurs bien servi par la verve de Sergueï Dounovetz. En somme un excellent moment de lecture que je vous recommande.

Sa note : Coup de cœur  5/5

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