Le livre présenté par Jocelyne, « L’impossible retour » de Nathalie Hadj paru le 4 janvier 2024 aux éditions Mercure de France
208 pages
– Lauréat 2024 du 36ᵉ prix Lire Élire organisé par l’Association Culture et Bibliothèques Pour Tous NORD FLANDRE.
– Prix du Premier roman du Chambon-sur-Lignon 2024 – en sélection
Résumé :
En 1956, Karim, adolescent, quitte l’Algérie pour la France, où il change de prénom. Ana, elle, fuit Malaga et l’Espagne franquiste en 1962 pour venir faire des ménages à Paris.
Lorsqu’ils se rencontrent, chacun reconnaît en l’autre l’exilé qu’il est lui-même : ils se marient et fondent unefamille. Ana sera concierge, Karim devenu Paul travaillera dans un atelier de confection, avant de devenir employé de banque. Ils auront deux enfants, la narratrice et son frère.
Au moment où son père disparaît, la narratrice constate que, hormis les grandes lignes, elle ignore presque tout de l’histoire de ses parents. Convoquant ses souvenirs d’enfance, interrogeant les témoins de l’époque encore présents, elle va arpenter sa mémoire comme les rues du XIe arrondissement de Paris, où elle a vécu, pour découvrir leur vérité, peut-être leurs secrets…
En explorant ce passé familial, Nathalie Hadj part à la recherche de sa propre histoire, de sa double culture, et tisse avec émotion le fil d’un récit des origines. L’impossible retour est son premier roman.
Son avis :
Nathalie Hadj est consul honoraire de France à Malaga, il s’agit d’un premier roman pratiquement autobiographique dans lequel elle cherche à reconstruire l’histoire familiale.
Elle essaie de mettre des mots sur les silences, les secrets de ses parents dans un récit empreint de sensibilité et d’amour.
Lors d’un interview, elle l’explique avec beaucoup de pudeur : « Raconter mes parents, c’est m’essayer à l’art du Kintsugi tradition japonaise qui consiste à restaurer les pots cassés à l’aide de pâte d’or en faisant en sorte que la réparation soit plus belle que l’originale, il faut que je transforme leur vie en mots ».
Son récit s’articule autour de 3 dates :
- 2014, la mort de son père,
- 1956, le départ de son pére d’Algérie quand son meilleur ami a été
exécuté sous ses yeux, - 1962, le départ de sa mère de l’Espagne pour L’Eldorado que
représente la France.
De leur union, naissent deux enfants, Margaux la narratrice et Thomas, à qui leurs parents demandent de réussir.
La famille vit dans la loge d’un immeuble du XI ème arrondissement de Paris. La loge de sa mère est un poste d’observation, leur quotidien se mêle à celle des habitants de l’immeuble qui ont des vies cabossées, une prostituée, un rescapé des camps….
Elle tente de retracer les parcours de ses parents : son père avec les traumatismes refoulés de la guerre d’indépendance, sa mère hantée par son pays natal.
Elle souligne ainsi les problèmes de l’entre deux identitaire qu’elle éprouve et la persistance des préjugés…
Sa note : 4,5/5
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