Le livre présenté par Jocelyne, « Les trafiquants d’éternité : L’Ascension, Tome 2 » d’Amelie de Bourbon Parme, paru le 3 octobre 2024 aux éditions Gallimard
496 pages
Résumé :
Les trafiquants d’éternité L’ascension. Au commencement du XVI e siècle s’ouvre le pontificat de Jules II, ennemi déclaré des Borgia. Alessandro Farnèse doit gagner la confiance du nouveau chef de l’Église et de son clan pour asseoir son influence au sein du Sacré Collège et pour établir durablement sa descendance au sein de la haute aristocratie romaine.
Audace, prudence et loyauté. Telle sera sa profession de foi dans une Rome corrompue par le commerce des sacrements, capitale du vice dénoncée par Martin Luther. Car la Rome des Médicis est aussi sulfureuse que l’était celle des Borgia. Intrigues amoureuses, complots et compromissions achèvent de ruiner le crédit des papes.
Mais pas l’amour que se vouent Alessandro et Silvia, mère de ses enfants, envers et contre tout. Propulsé dans les plus hautes sphères de l’Église, l’aîné des Farnèse conseille les papes Jules II, Léon X et même Clément VII, son ancien rival.
Alors que Charles Quint et François Ier se disputent l’Italie, que l’intransigeance protestante submerge les consciences et menace de faire sombrer la papauté, Alessandro a la conviction que l’humanisme peut triompher de tout, même de ses propres excès : cette certitude le mènera à devenir pape, en 1534.
Son avis :
Marie-Amélie de Bourbon Parme, est historienne. Elle a écrit plusieurs ouvrages, sur les derniers jours de Louis XVII, sur Charles Quint.
Le premier volet de sa trilogie sur le pape Farnèse, L’Ambition, porte sur la jeunesse d’Alessandro Farnèse, jusqu’à la disparition d’Alexandre VI Borgia.
Le deuxième volet, L’ascension, montre l’ascension d’Alexandre Farnèse au sein d’un milieu hostile. Il doit gagner la confiance de Jules II, ennemi des Borgia et asseoir son influence au niveau du Saint collège et de l’aristocratie romaine.
Il devient pape en 1534 sous le nom de Paul III.
L’Italie, à cette époque, est composée d’une multitude de petits États en guerre larvée les uns contre les autres, sous la menace du Royaume de France et de Charles Quint, qui tentent d’imposer leur domination sur la péninsule. Le pape contrôle difficilement les États pontificaux et opère en permanence un jeu de balance entre les deux puissances.
L’auteur nous livre dans un livre entre thriller, récit historique et/ou biographique un portrait saisissant, plein d’humanisme d’Alexandre Farnèse avec sa compagne et ses enfants, avec ses doutes, ses luttes, ses alliances, ses personnages.
Elle brosse un tableau très réaliste de cette Italie du XVIᵉ siècle en décrivant :
— Des portraits contrastés de ces papes, issus des grandes familles italiennes, les Médicis, les Della Rovere qui vivent dans l’opulence avec femme et enfants, les cardinaux n’étant pas obligés d’être prêtres.
- la transformation de Rome avec le jaillissement de la Renaissance, où églises et palais s’édifient, en particulier le palais Farnèse, en faisant appel à des artistes renommés : Michel Ange, Raphaël.
- la montée du protestantisme mettant en péril l’église, avec Luther s’insurgeant sur les dérives de la papauté, la corruption, le commerce des sacrements, etc.
- les guerres d’Italie avec les luttes d’influence entre royaume de France et Charles Quint, le sac de Rome par les lansquenets.
Ce livre est une pépite, il se lit d’une traite. Il a reçu en 2024 le prix Maurice Druon.
Sa note : 4/5
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