Je ne suis pas une héroïne

Le livre présenté par Marie F., Je ne suis pas une héroïne de Nicolas Fargues paru le 4 janvier 2018 aux éditions P.o.L

Résumé :
Géralde est une jeune femme de 30 ans. Elle est belle, cultivée, maline mais, voilà, ça ne marche pas avec les garçons.

Il faut dire que, bizarrement, elle collectionne les mauvais coups…

Pourtant, une rencontre lui redonne espoir : Pierce, un jeune homme néozélandais, posé, séduisant, d’une délicatesse et d’une attention auxquelles elle n’était pas habituée.

Cela n’est pas vraiment un coup de foudre, mais une agréable opportunité.

La contrepartie est que si elle veut que cela ne soit pas sans lendemain, elle doit rejoindre Pierce en Nouvelle Zélande où il est rentré.

Un détail que nous vous livrons dans le cours de cet argumentaire, comme Nicolas Fargues le fait, lui, après un bon nombre de pages (27 exactement) de son roman (mais beaucoup moins habilement que lui) : Géralde est noire. Dès lors le lecteur comprend mieux certaines de ses réactions sociales ou amoureuses tandis que Nicolas Fargues en accélère la fréquence en même temps qu’il campe une Géralde secrètement assaillie de doutes et de complexes.

Mais déjà les relations avec Pierce, l’accueil de sa famille déconcertée, voire gênée par sa couleur et qui ne trouve qu’à s’extasier sur sa coiffure, préfigurent une rupture qui devient inéluctable.

Si voilà Géralde de nouveau libre, c’est pour retomber aussitôt dans les bras d’un journaliste quadragénaire séduisant qui donne une conférence à l’Alliance française de Wellington.

Il s’appel le Hadrien Brach-Rousseau, il est blanc.
Dès lors commence un ballet, un marivaudage qui ne seront pas sans conclusion mais se prolongeront au-delà de cette conclusion, alors qu’ils visitent en amoureux les plus beaux paysages de l’île.

Un marivaudage étrange, agrémenté d’étreintes torrides, au cours duquel les réserves de Géralde nées de la différence qu’elle pense fondamentale entre eux s’envolent, puis reviennent pour disparaître encore, et revenir sans cesse jusqu’à parfois en faire à ses propres yeux une angry black woman à moins que ce ne soit, à l’inverse, une bounty.

Si l’on ajoute à cela que Géralde sauve d’une mort certaine une députée du coin, qu’elle devient de ce fait, le temps d’un emballement des réseaux sociaux, une vedette internationale, et qu’à l’occasion d’un malaise d’Hadrien elle découvre qu’il lui a caché une double vie, tous les ingrédients d’une crise personnelle majeure semblent réunis.

Prenant pour la première fois, et avec quelle réussite, une femme comme personnage principal et narratrice, Nicolas Fargues poursuit et approfondit dans ce nouveau roman sa réflexion sur les sociétés, sur la passion, les malentendus amoureux et notre solitude.

Il s’attache aussi à analyser avec acuité, humour et cruauté tous les malentendus, toutes les arrière-pensées qui creusent d’infranchissables fossés entre les cultures et les origines.

Sa note : 3,5/5

Les avis sur Babelio.com 

Le début du roman 

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