Le livre présenté par Sophie, « Balzac et la Petite Tailleuse chinoise » de Dai Sijie paru aux éditions Folio en septembre 2001.
Publication originale le 21 janvier 2000 aux éditions Gallimard.
240 pages
L’auteur :
Dai Sijie est né le 2 mars 1954 à Putian dans la province côtière du Fujian, située au sud-est de la Chine. Il fait ses études primaires jusqu’à l’âge de douze ans puis entre au collège en 1969. Pendant la révolution culturelle (de 1966 à 1976), ses parents, médecins dits « bourgeois », sont mis en prison. Dans le cadre du mouvement d’envoi des zhiqing à la campagne, il est envoyé en 1971 dans un camp de rééducation dans un village très difficile d’accès dans les montagnes de la province du Sichuan. En 1974, Dai est autorisé à retourner chez lui. Cette expérience lui servira plus tard d’inspiration pour son roman Balzac et la petite tailleuse chinoise(2000).
Dai est employé dans un lycée de province. À la mort de Mao Zedong, en 1976, il entre à l’université de Pékin pour y prendre des cours sur l’histoire de l’art chinois. Il reçoit sur concours une bourse pour partir à l’étranger et souhaite partir au Japon pour étudier l’histoire de la peinture. Toutefois, les autorités lui proposent plutôt la France, ce qu’il accepte. Il s’installe alors en France en 1984 et y fait des études de cinéma à l’Institut des hautes études cinématographiques.
Résumé :
« Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l’ouvrîmes silencieusement.
À l’intérieur, des piles de livres s’illuminèrent sous notre torche électrique ; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts : à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë…
Quel éblouissement ! Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara : – Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde. »
Son avis :
Dans la Chine de Mao, savoir lire, c’est déjà faire partie des intellectuels que l’on envoie se « rééduquer » dans les campagnes et travailler dans les rizières ou dans les mines.
C’est ce qui est arrivé au narrateur et à son ami, Luo, juste âgés de 17 et 18 ans.
Pour ne pas sombrer, ils racontent des histoires et sont remarqués par le chef du village qui les confortent dans ce rôle. Ils font la connaissance de la petite tailleuse chinoise, peu instruite, mais désireuse d’en savoir plus.
Par hasard , les deux amis découvrent une valise remplies de livres dont un roman de Balzac. Ces livres, lus en cachette va ouvrir une porte à ces trois jeunes gens. Il s’agit là d’une histoire d’amour et d’amitié dans le contexte de la Chine de Mao auquel il fallait oser confronter le monde de Balzac.
Sa note : Coup de cœur 5/5
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