Quand reviennent les âmes errantes

Le livre présenté par Elisabeth « Quand reviennent les âmes errantes » de François Cheng

Résumé :
Dans une forme éminemment originale, François Cheng signe là un drame épique où le destin humain, avec toute la complexité des désirs qui l’habitent, se dévoile comme dans les tragédies antiques.

Quand reviennent les âmes errantes, un singulier échange se noue, et toute la vie vécue, extrêmes douleurs et extrêmes joies mêlées, se trouve éclairée d’une lumière autre, revécue dans une résonnance infinie. Plus rien ne subsiste à part le désir Pur désir inaccompli Mûr désir inassouvi…

« Ce livre est un joyau, une pierre précieuse et étrange posée sur nos chemins d’humanité » (Bruno Frappat, La Croix).

Sa chronique :
Ce drame a lieu 3 siècles avant notre ère en Chine, a l’époque où elle était divisée en 7 royaumes et où fut construite la Grande Muraille.

C’est une forme originale et très différente de ses précédents ouvrages que Cheng nous livre; comme un chant continu, nous découvrons cette tragédie en cinq actes courts à travers le monologue de trois personnages et choeur : Chun-niang, Gao-Jian-li et Jing Ko.
* Chun-Niang, petite fille vendue à des aubergistes « pas trop méchants », exploitée, abusée et finalement choisie en raison de sa beauté discrète pour devenir la concubine du vieux roi du royaume Yan.
* Gao-Jian-li, jeune musicien qui excelle dans l’art du Zhou
* Jing Ko le guerrier.

Ces trois personnages se retrouvent dans l’univers clos d’une auberge et nouent une amitié/amour indéfectible.

Séparés, Ils se retrouvent à l’acte 2 à la cour du royaume de Yan pour leurs qualités respectives et chacun à leur manière est soutien du prince Dan (Royaume Yan) dans l’affrontement à celui surnommé le « tigre », le prince Zheng du royaume des qins, redoutable conquérant.

S’affirme et s’exprime alors jusqu’à la fin de l’ouvrage toute une gamme de sentiments : amour, amitié, sens de l’honneur, empathie, peur, solitude, souffrance.

L’intérêt de l’ouvrage est bien sûr lié au style poétique et délicat auquel nous a accoutumés Francois Cheng mais également à l’expression de la transcendance des liens les plus purs entre ces trois personnages qui permettront leur union au delà de la mort.

Le point commun avec ses essais sur la beauté, la mort, l’âme est la quête de la lumière exprimée via le musicien :
« … par le chant, par ce seul moyen dont nous disposons, nous pouvons les toucher (les dieux), de sortent qu’ils acceptent de transmuer nos corps en âmes et de réunir les âmes errantes, celles qui demeurent fidèles à la vie. »

C’est ce chant ininterrompu à trois voix que nous livre ce bel ouvrage qui, en évoquant la rencontre de ces âmes pures pour l’éternité, nous donne un sentiment d’élévation.

Sa note : 4,5/5

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