L’institut

Le livre présenté par Philippe, « L’institut » de Stephen King, traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch, paru le 29 janvier 2020 aux éditions Albin Michel
608 pages

Résumé (4ème de couverture) :
Au cœur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent dans la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent.

Luke se réveille à l’Institut, dans une chambre semblable à la sienne, sauf qu’elle n’a pas de fenêtre. Dans le couloir, d’autres portes cachent d’autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques.

Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s’enfuir ?

L’Institut nous entraîne dans un monde totalitaire… qui ressemble étrangement au nôtre.

Son avis :
Enfants surdoués, télépathie et télékinésie sont au menu de cette histoire, leur usage étant destiné à un but qu’on ne découvre que dans la dernière partie du roman. Intéressant, en espérant pour notre descendance que S King ne soit pas doué de précognition.

J’ai particulièrement aimé la manière dont réagissent les enfants, leur attention portée à l’autre face au pragmatisme froid et déshumanisé de leurs geôliers, rappel d’une période sombre et récente de notre histoire.

On se laisse rapidement entrainer dans cette intrigue, peuplée de personnages forts : enfants, gentils et méchants. Ceci permet de rendre la lecture plus captivante, si c’est encore nécessaire. L’écriture est fluide et efficace, l’auteur s’attache plus aux personnages qu’à leur environnement.

Extraits :

« Il n’avait que douze ans et savait que son expérience du monde était limitée, mais il était sûr d’une chose : quand quelqu’un vous disait « aie confiance », il mentait effrontément. »

« Tu sais ce qu’on dit, hein ? Les avis, c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un. »

« Vous savez, Jamieson, cette vie qu’on croit mener, elle n’existe pas. Ce n’est qu’un théâtre d’ombres. Et en ce qui me concerne, je ne serai pas mécontent quand les lumières s’éteindront. Dans l’obscurité, toutes les ombres disparaissent. »

Sa note : 4,5/5

Début du livre 

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