Les femmes de Bidibidi

Couverture du livre "Les femmes de Bidibidi"
Le livre présenté par Sophie, « Les femmes de  Bidibidi » de Charline Effah, paru le 25 juillet 2023 aux éditions Emmanuelle Colas.
228 pages

Résumé :
Après la mort de son père, Minga apprend que sa mère, Joséphine, a disparu dans des circonstances mystérieuse en Afrique de l’Est, où elle travaillait pour une ONG. Pour tenter d’en savoir plus, elle se rend dans le camp de Bidibidi, au nord de l’Ouganda, où vivent les populations fuyant la guerre civile qui fait rage au Soudan du Sud. Elle découvre que tout tourne autour d’une femme : Rose, dont la mémoire hante chaque recoin du camp. Si elle veut savoir le fin mot de l’histoire, Minga doit trouver Rose.

Avec Les Femmes de Bidibidi, Charline Effah raconte comment les survivantes des violences domestiques ou des viols de guerre tentent de se reconstruire et réinventent l’amour loin de la brutalité des hommes qui les ont mal aimées. Brisant les tabous, elle nous livre un roman bouleversant et universel sur le corps des femmes. Le roman de la réparation.

Charline Effah est née au Gabon et a grandi à Libreville. Pour Les Femmes de Bidibidi, Charline s’est rendue sur place au nord de l’Ouganda.Elle a une maîtrise de lettres modernes et un 3ème cycle en ressources humaines. Aujourd’hui, elle habite Paris, elle a fondé une entreprise, l’institut Diadème, un organisme de formation dédié à la professionnalisation des emplois familiaux. Elle travaille le jour et écrit la nuit.

Son avis :
Minga, la narratrice, est une jeune parisienne à la recherche de sa mère, Joséphine, disparue dans de mystérieuses circonstances.

Elle se rend dans le camp de Bidibidi, au nord de l’Ouganda pour retrouver une certaine Rose qui serait la seule personne à pouvoir lui donner des informations sur sa mère.
C’est ainsi que l’auteur nous propose le portait de femmes vivant ou survivant dans ce camp.

Celui de Bidibidi est l’un des plus grand camp de réfugiés au monde situé au nord- est de l’Ouganda. Nombre d’atrocités et crimes de guerre mettent au premier rang des victimes : les femmes et les enfants qui furent violés, mutilés et massacrés par milliers.
Pour écrire ce livre l’auteur s’est rendue à Bidibidi afin de légitimer son récit, elle nous relate à la fois les maux et le courage des femmes africaines.

La qualité du roman et de ses héroïnes, leurs récits, leurs drames envoient un message sur la force des femmes à survivre. Nous sommes loin du féminisme de salon ou des corps défilant les seins nus pour rappeler l’essentiel, c’est à dire quelque soit le conflit, le pays, l’ethnie…les 1eres victimes restent les femmes
L’écriture est simple, factuelle, claire sans pencher vers une victimisation mais vers une réponse des femmes par des actes forts.

Sa note : 4,5/5

Le début du livre 12 pages

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