La trilogie berlinoise

Le livre présenté Philippe, La trilogie berlinoise de Philip Kerr.
1015 pages Paru le 13 janvier 2010 Editeur : Lgf Support : Poche

Résumé :
Publiés pour la première fois entre 1989 et 1991, L’Eté de cristal, La Pâle Figure et Un requiem allemand ont pour toile de fond le IIIe Reich à son apogée et, après la défaite, l’Allemagne en ruine de 1947.

Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise, est devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l’Allemagne nazie ce que Philip Marlowe est à la Californie de la fin des années 1930 : un homme solitaire, témoin de son époque.

Des rues de Berlin « nettoyées » pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques à celles de Vienne la corrompue, Bernie enquête au milieu d’actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires.

La différence avec un film noir d’Hollywood, c’est que les principaux protagonistes s’appellent Heydrich, Himmler et Goering….

Ce que j’ai aimé :
Un contexte historique qui nous plonge, au fil des 3 romans, dans la montée du nazisme et toutes ses horreurs et l’après-guerre, la lutte pour la survie et les prémisses de la guerre froide.

Philip Kerr décrit avec minutie la vie dans Berlin et ensuite Vienne : la barbarie du régime, la violence, la corruption, la lutte désespérée pour la survie et l’insoutenable légèreté ou le manque de courage de ceux qui n’étaient pas d’accord et qui n’ont pas résisté.

Tout le monde en prend pour son grade : les nazis bien sûr, les allemands en général mais aussi les soviétiques (pas en reste dans la barbarie) et les américains (manipulateurs et pragmatiques).

Dans cette période compliquée, Bernie reste un esprit libre, sentimental et charismatique. Un homme de convictions qui reste fidèle à ses valeurs et qui au fil de ses enquêtes, nous fait traverser toute cette noirceur, désespérément humaine.

La traduction est de qualité. L’humour noir, parfois cynique de Bernie, est parfaitement restitué.

J’aime également les petites phrases qui ponctuent et agrémentent ce pavé de plus de 1000 pages.

Extraits :

« La vérité toute nue, c’est qu’un homme qui se réveille le matin seul dans son lit pensera à une femme aussi sûrement qu’un homme marié pensera à son petit déjeuner »

« C’est bien de pouvoir joindre les deux bouts, mais c’est encore mieux de pouvoir faire un joli nœud »

« L’argent n’est jamais une garantie de bon goût, mais il peut rendre son absence encore plus cruellement évidente »

Sa note : Coup de cœur 5/5

Le début du roman 

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50% de complétion

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