Le livre présenté par Cat, « La promesse du crépuscule » de Mona Azzam paru le 22 avril 2024 aux éditions Avallon & Combe.
150 pages
Résumé :
1978. Deux ans avant qu’il ne mette fin à ses jours, Romain Gary entreprend un voyage vers les lieux de son enfance.
Six décennies plus tard, il n’aspire qu’à une chose : revenir sur cette terre des débuts.
Après une vie passée à tenter de réaliser les rêves maternels, à jongler entre les multiples facettes de sa personnalité, re-devenir, une dernière fois, Roman Kacew, s’impose.
Ce retour sur les lieux de son enfance lui permettra-t-il de retrouver son véritable JE ?
Retrouvera-t-il ses premières amours ?
Mona Azzam est professeur de lettres modernes. Elle est auteur d’une dizaine de romans, notamment Camus, L’espoir du Monde et Ulysse a dit.
Son avis :
Pour planter le décor, Romain Gary, écrivain français d’origine russe, est né Roman Kacew le 21 mai 1914 à Vilna faisant partie à l’époque de l’Empire russe. La ville redevient polonaise en 1920 jusqu’en 1939 et puis, après la guerre deviendra Vilnius en Lituanie. Homme aux multiples activités, il a été successivement aviateur, résistant et compagnon de la libération , diplomate, romancier, scénariste et réalisateur.
Il eut mille vies, sans compter celles qu’il s’inventa dans une œuvre qui tient du palimpseste et du mille-feuille. Une œuvre électrique et baroque, signée d’un cortège de pseudos : Romain Gary, mais aussi Emile Ajar, Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat.
Romain Gary, qui disait avoir fait un pacte pour ne jamais vieillir s’est suicidé par balle le 2 décembre 1980 à Paris, laissant une lettre mystérieuse avec l’inscription « Jour J » et dans laquelle est notamment écrit : « Aucun rapport avec Jean Seberg, Je me suis enfin exprimé entièrement. » Il choisit ainsi de disparaître à l’âge de 66 ans, un an après le suicide de son épouse, Jean Seberg.
Mettre ses pas dans ceux de Romain Gary ou plutôt, devrais-je dire Roman Kaciew c’est un sacré challenge que nous propose Mona Azzam
Un voyage sur les lieux de ses souvenirs d’enfance, un autre monde, une introspection à la fois étonnante et douloureuse…
« La vérité ? Quelle vérité ? La vérité est peut-être que je n’existe pas. » Ce n’est pas une formule, mais un désir d’échapper à tous, pour se fuir et s’inventer.
Un écrivain incandescent hors des standards qui m’a enchantée dès mon adolescence me faisant comprendre la différence entre un écrivain et un raconteur d’histoires…
Merci à Mona Azzam pour ce voyage
Sa note : 4,5/5
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