Il n’est pire aveugle

Couverture du livre "Il n’est pire aveugle"
Le livre présenté par Philippe, « Il n’est pire aveugle » de John Boyne paru le 6 avril 2022 aux éditions Le Livre de Poche.
Traduit de l’anglais (Irlande) par SophieLe Livre de Poche Aslanides
528 pages

Résumé (4ᵉ de couverture) :
Propulsé dans la prêtrise par une tragédie familiale, OdranYates est empli d’espoir et d’ambition. Lorsqu’il arrive au séminaire de Clonliffe dans les années 1970, les prêtres sont très respectés en Irlande, et Odran pense qu’il va consacrer sa vie au « bien ».

Quarante ans plus tard, la dévotion d’Odran est rattrapée par des révélations qui ébranlent la foi du peuple irlandais. Il voit ses amis jugés, ses collègues emprisonnés, la vie de jeunes paroissiens détruite, et angoisse à l’idée de s’aventurer dehors par crainte des regards désapprobateurs et des insultes.

Mais quand un drame rouvre les blessures de son passé, il est forcé d’affronter les démons qui ravagent l’Église, et d’interroger sa propre complicité.

Roman aussi intime qu’universel, Il n’est pire aveugle évoque les histoires que nous nous racontons pour être en paix avec nous-mêmes. Il confirme que Boyne est l’un des plus grands portraitistes de sa génération.

Son avis
Jolie plume, bien traduite. Le roman est tout sauf linéaire. L’auteur alterne les époques sans respect de la chronologie sur une période allant de 1964 à 2013, au gré des évènements ponctuant les vies personnelle et professionnelle d’Odran, notre fil conducteur. Les chapitres n’ont pas de titre, ce sont juste des dates.  

Le récit embrasse des sujets qui peuvent orienter, pourrir, voire détruire une vie :

  • Le drame familial qui plonge la famille dans le désespoir et l’incompréhension
  • Les parents qui décident pour leurs enfants de leur vocation future
  • Les tentations charnelles que ressentent les prêtes, mais aussi la sensibilité au charme et à la séduction qui font douter
  • L’inaction de l’église jusqu’au plus haut niveau, occultant les problèmes de pédophilie, pire les propageant, en déplaçant ceux qui les commettent à travers le pays
  • La violence sur les enfants qui réapparait dans toute sa laideur quand ils ont grandi
  • Les agressions que la mémoire occulte pour se préserver et qui réapparaissent plus tard comme des plaies béantes
  • L’aveuglement de certains qui renoncent à voir malgré les évidences, naïfs ? Complices ? 

Autant de sujets douloureux et tellement actuels, qui laissent à penser que finalement, il y a peu d’espoir.

Sa note : 4/5 

Début du livre 

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