Le livre présenté par Elisabeth, « La part des flammes » de Gaëlle Nohant paru le 9 mars 2016 aux éditions Le Livre de Poche.
552 pages
Résumé :
Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d’Alençon.
Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles.
Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.
Une langue d’une beauté parfaite, veloutée et élégante, des destins peu communs et l’exploration passionnante d’un monde oublié. Une fresque flamboyante. Bernard Babkine, Marie France.
Son avis :
Autour d’un événement qui a marqué son époque à la fin du 19e siècle, l’incendie du Bazar de la Charité, nous pénétrons dans une description de la Société de l’aristocratie, de la grande bourgeoisie et de ses mœurs très codifiées.
Trois femmes se détachent de ce récit : Sophie d’Alençon (petite sœur de l’impératrice Sissi), Violaine de Raezal et Constance d’Estingel dont les histoires d’amour et d’amitié apportent du romantisme au récit.
Pour espérer tenir un comptoir de vente au bazar de la Charité, il faut faire partie du sommet de l’aristocratie. Violaine de Raezal en perdant son mari a aussi perdu son statut. En partageant les activités humanistes de Sophie d’Alençon, la visite des malades touchés par la tuberculose, elle réussira à accompagner cette dernière à cette manifestation très en vue.
L’incendie, dont l’origine est l’explosion d’un appareil de projection alimenté par de l’éther hautement inflammable, est décrit d’une façon affreusement réaliste avec un style magnifique. La fascination par tant d’horreur reste en arrière plan durant tout l’ouvrage.
Les interactions entre les personnages, leur intimité, leurs liens affectifs, le reflet de cette époque très codifiée et hiérarchisée n’est pas le moindre intérêt du récit; l’époque subit les épidémies, la tuberculose, on se bat toujours en duel pour laver une humiliation, les proches n’hésitent pas à réaliser des internements arbitraires pour servir ses intérêts, ce mélange d’histoires romantiques, d’un terrible fait divers, de la description des mœurs d’une époque font de ce livre un récit qu’on regrette d’avoir terminé.
Sa note : 4,5
Partager c'est aimer !



