Démons mécaniques

Le livre présenté par Bernard lors de l’apéritif littéraire du 6 Juillet 2020, Démons mécaniques de Guy Uzziel.

Sa chronique :
Je fus pauvre longtemps sans accuser les Dieux.

Je fus riche un moment sans être plus heureux.

Je me vis entouré de jouissances vaines, d’un luxe embarrassant de tracas et de peines.

A mon premier état le destin m’a rendu, J’avais bien peu gagné, j’ai donc bien peu perdu. Ces vers de J.Delille ont plus de 200 ans, ils sont le portrait peint de pleins pieds de Guy Uzziel, qui tel un devin aurait cerné l’auteur des aventures de Jacques Seuilly 2 siècles auparavant.

En parlant de devins, restons en compagnie de Jean de Dignac : Templier, d’Armant de Cabaret, médecin, et de notre héros , puissant vecteur de : L’ordre de Caïn, assemblée philanthropique au service des hommes.

Ainsi, G.Uzziel nous fait naviguer entre la Franc maçonnerie, les communautés juives et les services secrets.

Au sein des grands événements des premières années du XIXe tels que l’influence controversée de Talleyrand sur Napoléon, puis sur Catherine II et le Tzar Alexandre 1er Ensuite, l’auteur nous entraîne au Cap Horn témoin des premiers échanges commerciaux entre l’Europe et la côte Ouest des E-U, ébauchant le rêve du Canal de Panama.

Pour finir, l’auteur continue à faire cohabiter personnages réels et fictifs dans une lutte «Real politik » entre l’empire Ottoman, la Russie et la Grèce visant à déterminer quel état peut revendiquer sa suprématie dans les Balkans .

Terminons ce feu d’artifice historique en compagnie du héros qui nous convie à une formidable traversée Le Havre/NewYork sur le Léviathan, steamer Ruban bleu , Artéfact de l’ère industrielle créatrice de : «Démons mécaniques »

Résumé et biographie 

Démons mécaniques couvre une période historique entre 1800 et 1860. Une période au cours de laquelle Jacques Seuilly noue de singulières relations avec Talleyrand et le tsar Alexandre Ier.

Il navigue jusqu’en Californie en passant par le cap Horn, se joint aux insurgés grecs face au pouvoir ottoman, et devient l’esclave de Méhémet Ali, Al-Wäli d’Egypte (Vice-roi).

A la veille de la guerre de Sécession, en 1860, Jacques Seilly voyage vers New York sur le Léviathan, véritable titan des mers, colossal steamer transatlantique artéfact d’une ère industrielle créatrice de démons mécaniques.

Ce roman fait suite au premier volet des aventures de Jacques Seuilly, Les fils de Caïn.

L’auteur

Guy Uzziel, né dans une famille de marchands fut très tôt initié aux affaires. C’était un naïf, d’un tempérament débonnaire qui, au lieu d’une folle violence, avait la douceur de la folie. Aussi bientôt vint la ruine, le déclassement et les galères des jobs insipides. Comme dans l’initiation, l’adversité apporte à celui qui la subit, l’éveil, la faculté de scruter les profondeurs des âmes. Son roman « Les Fils de Caïn » pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, et ses réponses engendrent toujours des questions.

Sa note : 4,5/5

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