Le livre présenté par Philippe, « Le grand horizon » de Lola Nicolle paru le 21 août 2025 aux éditions Phébus.
208 pages
L’auteure :
Lola Nicolle est titulaire d’une licence de lettres modernes à l’Université et d’un master d’édition à Paris XIII.
Éditrice aux éditions de l’Iconoclaste depuis 2016, elle rejoint le groupe Delcourt en 2019 pour développer au printemps 2020 une collection de littérature française.
Elle est l’auteure d’un premier recueil de poésie, « Nous oiseaux de passage » (Blancs volants, 2017), et a participé à l’ouvrage collectif « Les Passagers du RER » publié aux éditions Les Arènes en 2019.
Elle signe son premier roman avec « Après la fête » (2019).« Le grand horizon » est son 4ème roman.
Résumé (4ème de couverture) :
« Peut-être que si l’on ouvrait Vincent, on verrait une route des Alpes avec, en contrebas, un lac topaze profond comme un œil. »
Est-ce le goût du risque qui a poussé Vincent à se lancer dans une course d’ultracyclisme alors que rien ne le prédisposait à la performance ?
La nécessité d’une épopée solitaire ?
La curiosité pour un voyage sans trêve ? Un matin de juillet, ce jeune père de famille enfourche son Genesis Equilibrium, un vélo noir léger comme l’air qui réunit toutes les caractéristiques pour avaler les 4 000 kilomètres qui le séparent de la ligne d’arrivée de la mythique Transcontinental Race.
Car traverser l’Europe en quinze jours en parfaite autonomie, c’est le but de cette épreuve insensée à laquelle s’inscrivent chaque année des centaines d’amateurs.
Si sa vie a pu parfois lui échapper, Vincent la sent là plus palpable, dans cette tentative d’exploit sous canicule, à croiser chiens errants, vestiges du communisme et paysages d’un monde de plus en plus précaire. Au gré des check-points, des dangers et des songes hallucinés, ce qui s’annonçait comme une épreuve physique légendaire devient réflexion éblouissante sur le corps, le temps, l’altérité, l’amitié, nos désirs et ce que nous sommes déterminés à en faire.
Son avis :
L’auteur nous entraine dans un voyage harassant à travers l’Europe, lors duquel se mêlent, extrême fatigue, réflexions sur l’effort, la vie, l’amitié, à la limite parfois entre le rêve et la réalité. Au gré des 4000 kms, on grimpe, on souffre, on ressent, on a peur, on observe peu car seule l’avancée compte.
Jolie écriture avec quelque chose de « sensoriel », nous poussant à ressentir l’effort, la douleur, le réconfort d’un peu de nourriture rapidement engloutie et cette obstination du but ultime qui alimente ce corps au bord de l’épuisement, sans jamais nous lasser.
Sa note : 4/5
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